Point presse

  • Alors On change, Avril 2014

http://www.notele.be/list23-alors-on-change-media24511-alors-on-change-!-jeunes-en-transition-25-04-13.html

« A La Source: deux idéalistes… et deux ânes. »

 

« Cette semaine Philippe Soreil vous emmène à la rencontre de Daniel Leblond qui tente de mêler deux passions: le maraichage bio et la traction animale pour en faire son métier.
Daniel cultive à Redu, à Maissin et plus récemment au fourneau Saint-Michel, où il donne également des formations en traction animale.
Notre équipe revient également sur le documentaire Tous au Larzac, la tournée wallonne touche à sa fin, nous ferons le bilan. »

 

« L’attelage des sources », vous connaissez déjà !

Et « A la source », alors ???

Il s’agit d’une épicerie bio qui se trouve à Redu, rue de Saint Hubert.

La particularité ?

Son maraîcher, Daniel LEBLOND, est un adepte de la traction animale. En effet, il travaille avec deux ânes dans son grand potager de Redu, (plus d’un hectare quand même)

Lancé depuis le début de cette année avec Laura DELFOSSE et Thomas BASTAS, Daniel approvisionne au gré des saisons l’épicerie bio sise à Redu de ses légumes du terroir.

Vous pouvez aussi les rencontrer sur les marchés de Bertrix (chaque jeudi) et Saint Hubert ou Beauraing. Ou bien, faites un saut à l’épicerie quand vous passez par Redu.

N’hésitez pas non plus de visiter leur site A la source et découvrez les photos du magasin et de l’exploitation ou encore les différents légumes proposés (parfois oubliés) avec le prix du jour.

Proximité, saison, convivialité, quelques mots bien en concordance avec nos propres attelages et avec cette épicerie bio.

Daniel nous promet une petite fête lors du labour au printemps 2012. Plus d’info à venir. »

 

Créa-Job, à Hotton, a lancé une nouvelle forme de soutien en province de Luxembourg.

Un petit hectare de production bio de légumes. Cette culture maraîchère se retrouve ensuite dans l’épicerie de Laura Delfosse, à Redu. Elle vend d’autres produits, comme des fromages de la région, du pain ou encore des pâtes. Elle se lance, petit à petit. « C’est beaucoup de travail, mais la volonté est là », explique-t-elle. Cette jeune femme, fille d’agriculteurs, a intégré en janvier 2011 la filière agriculture locale et tourisme rural de Créa-Job. Depuis 2003, cette association, dont un des sièges se trouve à Hotton, développe des compétences en matière d’aide à l’entrepreneuriat. Accompagnement individualisé, couveuse d’entreprises, formations liées à la création d’activités, bref, Créa-Job a un champ d’intervention assez large.Son but : soutenir ces hommes et ces femmes qui ont des projets mais éprouvent des difficultés à passer du statut de demandeur d’emploi à celui de travailleur indépendant. En 2010, l’ASBL a débuté l’expérience pilote, en Luxembourg, d’une filière agrotourisme, avec l’aide de la Province, qui a débloqué 35000 euros. « Le tourisme et l’agriculture sont deux secteurs importants, dans l’économie luxembourgeoise », indique Isabelle Mélon, chargée de projet. « On sait qu’il existe des obstacles, pour les agriculteurs, comme l’accès à la terre, au crédit  » Et puis, il n’est pas toujours simple de commercialiser ses produits. Ici, l’idée n’est pas de former des agriculteurs. Il s’agit de les soutenir pour diversifier leurs activités, les professionnaliser et les mettre en réseau avec les différents acteurs.« On touche plutôt la petite activité d’agriculture paysanne », enchaîne Isabelle Mélon. « Nous souhaitons arriver à ce qu’ils en vivent. » Pour y parvenir, Créa-Job utilise ses outils comme le suivi et le coaching personnalisé. Au cours du premier semestre 2011, 39 rendez-vous ont eu lieu. « Il existe un réel besoin, pour le secteur, d’être formé et accompagné », indique la chargée de projet.Frédéric Dallemagne, de Tenneville a choisi de fonder sa propre activité : « J’ai toujours trouvé que les produits à la ferme devaient être plus accessibles au consommateur. Je me considère comme un chaînon manquant, c’est-à-dire un intermédiaire entre la production et la vente ». Il propose donc des fromages d’une coopérative en divers endroits.

 

La province aide 15 projets novateurs afin de pérenniser l’avenir du secteur. La couveuse d’entreprises Créajob accompagne, elle, des projets de diversification dans l’agriculture et le tourisme depuis six mois.

Pour la deuxième année consécutive, la province de Luxembourg lançait, au printemps, un appel à projets  »agriculture » dans trois directions cruciales pour l’avenir de la filière en province de Luxembourg. Il s’agit du nécessaire dialogue entre agriculteurs et population à l’échelon local, la diversification et les initiatives innovantes.L’an passé 15 projets avaient été retenus et sont tous aujourd’hui sur le point de se concrétiser. Cette année, 15 autres projets reçoivent aussi ce coup de pouce. La palme à un projet de « Brouette bio », de maraîchage dans les alentours de La Roche-en-Ardenne qui entend favoriser la communication producteur-consommateur ; également un atelier de vente directe et un projet de Florenville qui rassemble de nombreux acteurs de la vie locale autour de producteurs de pommes de terre avec pour objectif de créer une IGP (Indication Géographique Protégée) pour la « Plate de Florenville ».

Sinon les projets concernent des créneaux nouveaux comme la valorisation des laines locales, la création de groupement d’achats alimentaires ou la commercialisation d’une huile de chanvre.

Autre initiative provinciale : une filière agrotourisme chez Créajob

Début 2011, une filière agrotourisme au sein de la couveuse d’entreprise Créajob était lancée. Une cinquantaine de personnes, tous demandeurs d’emploi ont entamé des démarches et aujourd’hui, la couveuse accompagne déjà cinq entreprises.

Exemple : Frédéric Dallemagne devient le trait-d’union entre les fromages de la coopérative ‘’Les Tourelles’’ et les commerces/restaurants/marchés locaux. Autre cas, celui de Laura Delfosse, à Redu, qui s’est lancée dans une activité de maraîchage bio et qui a ouvert une épicerie bio dans son village.

Ph Herman

 

EMPLOI HOTTON Un petit hectare de production bio de légumes. Cette culture maraîchère se retrouve ensuite dans l’épicerie de Laura Delfosse, à Redu. Elle vend d’autres produits, comme des fromages de la région, du pain ou encore des pâtes. Elle se lance, petit à petit. “C’est beaucoup de travail, mais la volonté est là”, explique-t-elle.

Cette jeune femme , fille d’agriculteurs, a intégré en janvier 2011 la filière agriculture locale et tourisme rural de Créa-Job. Depuis 2003, cette association, dont un des sièges se trouve à Hotton, développe des compétences en matière d’aide à l’entrepreneuriat. Accompagnement individualisé, couveuse d’entreprises, formations liées à la création d’activités; bref, Créa-Job a un champ d’intervention assez large.

Son but : soutenir ces hommes et ces femmes qui ont des projets mais éprouvent des difficultés à passer du statut de demandeur d’emploi à celui de travailleur indépendant. En 2010, l’ASBL a débuté l’expérience pilote, en Luxembourg, d’une filière agrotourisme, avec l’aide de la province, qui a débloqué 35.000 €.

“Le tourisme et l’agriculture sont deux secteurs importants, dans l’économie luxembourgeoise”, indique Isabelle Mélon, chargée de projet. “On sait qu’il existe des obstacles, pour les agriculteurs, comme l’accès à la terre, au crédit…” Et puis, il n’est pas toujours simple de commercialiser ses produits.

Ici, l’idée n’est pas de former des agriculteurs. Il s’agit de les soutenir pour diversifier leurs activités, les professionnaliser et les mettre en réseau avec les différents acteurs.

“On touche plutôt la petite activité d’agriculture paysanne”, enchaîne Isabelle Mélon. “Nous souhaitons arriver à ce qu’ils en vivent.” Pour y parvenir, Créa-Job utilise ses outils comme le suivi et le coaching personnalisé. Au cours du premier semestre 2011, 39 rendez-vous ont eu lieu. “Il existe un réel besoin, pour le secteur, d’être formé et accompagné”, indique la chargée de projet.

Frédéric Dallemagne, de Tenneville, a choisi de fonder sa propre activité : “J’ai toujours trouvé que les produits à la ferme devaient être plus accessibles au consommateur. Je me considère comme un chaînon manquant, c’est-à-dire un intermédiaire entre la production et la vente”. Il propose donc des fromages d’une coopérative en divers endroits.

N. Dz

Le pain bio fait partie des produits proposés par Laura Delfosse, qui se lance dans ce créneau.

Fahy

 

Un hectare de terre prêtée par papa, une grande serre, une poignée d’ânes, un coin de ferme pour faire commerce… La jeune Laura Lafosse et Daniel, son associé, viennent de monter une jolie petite entreprise à la sortie de Redu (le village du livre). En ouvrant « A la Source », ils ont fait coup double : d’une part ils introduisent un concept bio dans une région où l’agriculture intensive règne encore en maître, d’autre part ils renouvellent le genre en se lançant dans les cultures maraîchères.« Je suis de Redu, fille d’agriculteur, et je voulais absolument m’installer ici. Je connais ce village comme ma poche. Tous ces terrains constituent une mine d’or », lance Laura Lafosse en embrassant du regard la campagne environnante. Le ton change quand on parle de tradition agricole familiale. « Mon père a grandi à une époque où la productivité était la règle. Moi, après un graduat en agronomie à Gembloux, j’ai poursuivi ma formation pour apprendre à respecter la terre, le cycle des saisons etc. J’ai fait des stages en agriculture bio un peu partout en Europe avant de m’installer à Redu. Quand mon père me voit travailler, il pense que j’ai fait un bond de plusieurs décennies… en arrière. »Il est vrai que le travail du sol avec des ânes, le retour de la traction animale, l’absence de pesticide, les engrais naturels, etc. rappellent furieusement une autre époque. A moins qu’ils n’en rouvrent une nouvelle…Outre les tomates, choux, fenouils, salades, poireaux et autres carottes qui pousseront bientôt dans la serre et dans l’immense potager, la boutique propose à peu près tout ce qui se fait de bien en matière d’alimentation bio. Avec un principe en plus : la proximité. « Pas de fraises espagnoles ici, même si elles sont bio. A l’exception des agrumes, la règle est “à chaque fruit sa saison” ! » Et à chaque produit son producteur régional quand c’est possible : les fromages, les pains, les pâtes, le lait… sont choisis en fonction de leur qualité mais également de la proximité du producteur avec Redu.

La même règle est valable pour des marchandises artisanales qui ne bénéficient pas du label bio : « Je préfère valoriser un fromage régional de bonne qualité plutôt qu’un bio qui aurait parcouru 500 kilomètres pour arriver à Redu ! »

« A la Source », rue de Saint-Hubert, 7 à Redu. 0493.12.94.37. Boutique ouverte les mardis, mercredis et jeudis de 16 à 19 h. Le week-end de 8 à 12 h et de 16 à 19 h. www.alasource.be

L’avenir du Luxembourg, le 21 mars 2011 par Philippe Carrozza

 

BASTOGNE – Il n’y a pas que les livres à Redu. Laura Delfosse, Thomas Bastas et Daniel Leblond ont ouvert un magasin bio et vendent des produits frais.

Laura Delfosse, pourquoi appeler votre magasin bio À la Source?Parce que je suis installée dans une partie de la ferme de mon père, route de Saint-Hubert et qu’à l’arrière, les pâtures vont jusqu’à la source qui alimente la fontaine de Redu. C’est d’ailleurs pour ça que mon père n’a jamais pu utiliser des produits phytos à cet endroit. Et puis, À la Source, cela invite les gens à revenir à l’essentiel.C’est quoi l’essentiel pour vous?Proposer des produits frais, du bio et pas seulement. Nous sommes trois dans ce projet : Thomas Bastas (mi-temps), le Rochefortois Daniel Leblond (temps-plein) et moi à temps-plein. Nous venons d’ouvrir un magasin bio qui, à côté des produits habituels, propose du pain bio qui vient d’une boulangerie d’Avtioh (F); des pâtisseries fines venant des Trois petits Fours à Noville; du fromage de chèvre de la ferme des sureaux, etc.Vous ne faites que de la revente?Non. Nous, notre truc c’est le maraîchage. On vend nos légumes au magasin, mais aussi sous la forme de paniers (petits et grands). On veut rendre leurs lettres de noblesse aux légumes anciens ou oubliés. Je propose des recettes aux gens qui ne sauraient pas comment les accommoder. Combien coûtent vos paniers bio?Nous en avons des petits à 13 euros de 7 à 8 légumes, pour des familles jusqu’à 4 personnes et des grands paniers à 20 euros de 10 à 12 légumes, pour les plus grandes familles. On a bien sûr un panier d’hiver et d’été. On tente de réduire les déplacements en privilégiant les commandes et le paiement par internet.Les ânes Igor et HortenseQuand vous avez lancé votre entreprise, vous n’avez pas eu peur d’une trop grande concurrence. Les achats groupés de légumes, c’est assez courant, non?Nous avons bénéficié des conseils de Créajob à Hotton. Ils étaient emballés par notre idée. À un point tel qu’ils ont créé un secteur tourisme et agriculture. Il existe des paniers maraîchers par exemple à Wellin. C’est de l’agriculture paysanne. Nous, on a souhaité passer au bio. On a le label Certisys. Pour ne pas marcher sur les pieds des autres, on s’est fixé un rayon de 30 km autour de Redu pour nos livraisons.C’est rentable?Nous avons démarré le 22 janvier et après trois mois de recul, je dirai qu’on progresse mieux qu’espéré.Vous êtes ouvert tout le temps?Non. Le week-end et en soirée les mardi, mercredi et jeudi.Comment êtes-vous organisés?Je me charge de la promotion et du démarchage chez les producteurs bio de Wallonie. Daniel Leblond s’occupe du potager d’un hectare. On charrue avec deux ânes : Igor et Hortense. Ils travaillent deux heures d’affilée, à tour de rôle. Non seulement ils ne polluent pas, mais on évite de passer avec des machines lourdes qui dament la terre. C’est mieux pour le sol qui est charrué peu profond. À côté des légumes, on a planté des petits fruitiers : groseilliers, cassis, fraisiers, etc. À la source 0493/129437 www.alasource.be